



La réalisation de ce projet est posible grâce au soutien de:
26.10.2011-18:30 Jeudi noir (Czarny czwartek)
Film d’ouveerture et reception
27.10.2011-20:30 La mère des Rois (Matka Królów) 
28.10.2011-20:30 Les tribulations d'une amoureuse de Staline (Rewers)
29.10.2011-17:00 Mère Teresa des chats (Matka Teresa od kotów) 
2.11.2011-20:30 Tout ce que j’aime (Wszystko co kocham)
3.11.2011-16:00 Zéro (Zero)
3.11.2011-18:30 A Lonely Woman (Kobieta samotna)
3.11.2011-18:30 Programme d’animation 
4.11.2011-18:30 Le Hasard (Przypadek) 
4.11.2011-20:30 Beats of Freedom (Zew wolności) 


du 26 octobre au 4 novembre 2011
en collaboration avec LA CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE
335, boul. De Maisonneuve Est, tél.: (514) 842 9763
Billets en vente à la billetterie avant chaque séance au coût de
8 $ (adultes), 7 $ (aînés/étudiants) et 5 $ (enfants)

Réalisation : Janusz Zaorski (Pologne, 1982, 127 min, 35mm, stf) avec
Magda Teresa Wójcik, Zbigniew Zapasiewicz et Franciszek Pieczka
Les films de Zaorski s’inscrivent dans un courant de critique sociale et politique. La mère des rois raconte la lutte quotidienne d’une femme, veuve et mère de quatre garçons, dans une société impitoyable, celle du régime stalinien pendant la seconde guerre mondiale. Produit en 1982 dans des conditions difficiles, le film n’a été mis en distribution qu’en 1987. Il remporte alors de nombreux prix internationaux.
Réalisation : Borys Lankosz (Pol., 2009, 96 min, 35mm, stf)
avec Agata Buzek, Marcin Dorociński, Krystyna Janda et Anna Polony
Varsovie, années 1950. Trois femmes de trois générations, Sabina, sa mère et sa grand-mère, réunies autour d’un objectif : trouver l’amoureux idéal pour la jeune femme. Lorsque le prince charmant se pointe… et déçoit, la comédie tourne au noir et le ton devient aigre-doux. Ce premier long métrage de Borys Lankosz a été mis en nomination aux Oscars du meilleur film étranger et a remporté le Grand prix du festival de Gdynia en 2009.
Réalisation : Jacek Borcuch (Pol., 2009, 91 min, 35mm, stf)
avec Mateusz Kościukiewicz, Olga Frycz et Andrzej Chyra
Le passé noir de la Pologne est souvent dépeint par la nouvelle génération de réalisateurs comme étant baigné d’une aura poétique. Dans Tout ce que j’aime, le début des années 1980 est présenté comme un temps presque innocent, où la contestation passait principalement par la musique. Un chanteur adolescent dans un groupe punk rock crie sa révolte en decouvrant l’importance de l’amour et de la politique. Un très beau film avec des jeunes acteurs pleins de charme et de sincérité.
Réalisation : Agnieszka Holland (Pol., 1981, 92 min, 35mm, sta)
avec Maria Chwalibóg, Bogusław Linda et Paweł Witczak
Le film brosse le portrait d’une mère qui se dresse envers et contre tous. Holland y dépeint également une société fermée, forcée au repli sur soi.
« Ici, il n’y a pas d’avenir » répète, tel un mantra, un des personnages. Cruelle ironie, le drame se termine devant l’ambassade américaine sous un drapeau étoilé qui semble narguer le héros déchu en flottant dans le ciel… librement. Tournée en 1981, cette œuvre intense a été marquée du sceau de «film-tablette», c’est-à-dire interdite de diffusion. Elle ne fut présentée légalement pour la première fois qu’en 1987.
Les films choisis pour cette sélection ont tous été primés au Festival international de films d’animation à Annecy en France.
Réalisation : Krzysztof Kieslowski (Pol., 1981, 112 min, 35mm, stf)
avec Bogusław Linda, Tadeusz Łomnicki et Marzena Trybała
Une autre œuvre interdite pendant plusieurs années. Dans la vie de Witek, vu ici en trois prises, c’est le hasard qui décide de tout. Un jeune étudiant en médecine (un omniprésent et excellent Bogusław Linda) court après un train. S’il l’attrape, tout bascule. S’il ne l’attrape pas, tout bascule aussi. Chaque fois, sa vie prend une course differente : celle d’opportunisme politique, d’opposition engagée ou de passivité impuissante. Il s’agit d’un film meditatif sur notre incapacité de contrôler nos destins individuels.
Réalisation : Leszek Gnoinski et Wojciech Słota (Pol., 2010, 73 min, 35mm, stf projeté en direct) avec Brygada Kryzys, Maanam et Czesław Niemen
Dans ce documentaire qui nous entraîne sur les traces du rock polonais, la musique prend une forme contestataire et viscérale. Le son y représente l’échappatoire ultime aux deux pôles régissant la société : celui de la religion et celle du communisme. Présenté au Festival South by Southwest, le film narré par Chris Salewicz, réputé journaliste musical, raconte la folle liberté qui régnait au Festival de Jarocin dans les années 80 et rappelle à notre doux souvenir, plusieurs héros de la scène polonaise indépendante.